mercredi 4 février 2015

Zéro.

Personnages :

Professeur Frank-Xavier Concombre, docteur en physique des particules.
Professeur Alain Ballaisne, docteur en littérature.
Anne-Marie Devot, docteur en philosophie.


ACTE I.

FRANK-XAVIER CONCOMBRE :

L’amour c’est l’absolu, l’amour c’est l’infini,
Disait Victor Hugo. Enfin je crois que c’est lui.

ALAIN BALLAISNE :

Ah ouais ? C’est bien joli, et puis ça fait très chic,
De le citer comme ça, mais c’est pas très physique.
Le zéro absolu, pour nous, enfin, nous physiciens,
C’est la température où absolument rien,
Ne bouge. Rien du tout, pas une molécule !
La matière jusqu’à la moindre particule,
Est suspendue dans l’air ; tout y est immobile,
Comme fixé…

ANNE-MARIE DEVOT –

                               Comme le monde des Playmobil ?

(Alain Ballaisne commence à rire.)

ALAIN BALLAISNE :

Si on veut. C’est la mort, totale et infinie !

FRANK-XAVIER CONCOMBRE :

Nous voilà revenu à ce bon vieux Hugo :
L’amour c’est l’infini. La mort aussi, oh oh !

(Anne-Marie Devot rit avec le professeur Frank-Xavier Concombre.)

ALAIN BALLAISNE :

Pourriez-vous à la fin cesser de me couper,
En rigolant ainsi, vous allez tous louper,
De mes explications ! Enfin, c’est important !
La science ça n’a pas besoin d’être marrant !
Vous êtes bien capable de faire un effort,
De vous taire un instant, ce n’est pas la...

FRANK-XAVIER CONCOMBRE, s’exclamant :

   La mort !
Le maitre absolu.
Comme écrivait le poète.

ANNE-MARIE DEVOT :

C’est beau ! Encore Hugo ? J’aime les devinettes !
Laissez-moi retrouver, d’où vous tirez ce vers !


ALAIN BALLAISNE , dans sa barbe de scientifique :

D’une pomme pourrie ?

ANNE-MARIE DEVOT :

                                               De Nerval ? Baudelaire ?

ALAIN BALLAISNE , toujours mécontent :

D’une enfant de quatre ans ?

ANNE-MARIE DEVOT :

                                         Serait-ce Jean Cocteau ?
Ou alors, attendez, Verlaine ou bien Rimbaud ?

FRANK-XAVIER CONCOMBRE, s’exclamant :

Allons, Anne-Marie ; pensez au grand Friedrich,
L’incroyable poète et philosophe, Nietzche !

(Anne-Marie Devot et le professeur Alain Ballaisne rient de joie, très fort.)

ALAIN BALLAISNE :

Bon, tous les deux, vous commencez à m’emmerder
Avec vos citations et vos trucs d’attardés !

(Silence.)

FRANK-XAVIER CONCOMBRE :

Deux choses, d’après Albert Einstein, sont infinies ;
L’Univers, mon cher, et la bêtise aussi !

(Alain Ballaisne gifle Frank-XavierConcombre. Anne-Marie Devot pousse un cri.)

ANNE MARIE DEVOT.

Calmez-vous tous les deux ! Cette fois plus de rire !
De Ballaisne, écoutons…

FRANK-XAVIER CONCOMBRE, hilare :

                                               De Ballaisne, le Rire !!

ALAIN BALLAISNE :

J’en ai marre de vous ! Espèce de gros… CON !
De con avec un nom de cucurbitacés !

(Frank-Xavier lui met un gros coup de poing dans la gueule, Alain tombe par terre.)

FRANK-XAVIER CONCOMBRE :
Moi ce qui me rend con, bah c’est les cétacés !

(Frank-Xavier lui met un coup de pied dans les côtes.)




Acte II.

Tout le monde est parti, Alain Ballaisne, échoué sur le sol se frotte la mâchoire avec douleur.

ALAIN BALLAISNE :

Ca s’écrit pas pareil…







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