Professeur Alain Ballaisne, docteur en littérature.
Anne-Marie Devot, docteur en philosophie.
ACTE I.
FRANK-XAVIER CONCOMBRE
:
L’amour c’est l’absolu, l’amour
c’est l’infini,
Disait Victor Hugo. Enfin je crois que c’est lui.
Disait Victor Hugo. Enfin je crois que c’est lui.
ALAIN
BALLAISNE :
Ah ouais ?
C’est bien joli, et puis ça fait très chic,
De le citer comme ça, mais c’est pas très physique.
Le zéro absolu, pour nous, enfin, nous physiciens,
C’est la température où absolument rien,
Ne bouge. Rien du tout, pas une molécule !
La matière jusqu’à la moindre particule,
Est suspendue dans l’air ; tout y est immobile,
Comme fixé…
De le citer comme ça, mais c’est pas très physique.
Le zéro absolu, pour nous, enfin, nous physiciens,
C’est la température où absolument rien,
Ne bouge. Rien du tout, pas une molécule !
La matière jusqu’à la moindre particule,
Est suspendue dans l’air ; tout y est immobile,
Comme fixé…
ANNE-MARIE
DEVOT –
Comme le monde
des Playmobil ?
(Alain Ballaisne commence à rire.)
ALAIN
BALLAISNE :
Si on veut.
C’est la mort, totale et infinie !
FRANK-XAVIER CONCOMBRE
:
Nous
voilà revenu à ce bon vieux Hugo :
L’amour c’est l’infini. La mort aussi, oh oh !
L’amour c’est l’infini. La mort aussi, oh oh !
(Anne-Marie Devot rit avec le professeur Frank-Xavier
Concombre.)
ALAIN
BALLAISNE :
Pourriez-vous
à la fin cesser de me couper,
En rigolant ainsi, vous allez tous louper,
De mes explications ! Enfin, c’est important !
La science ça n’a pas besoin d’être marrant !
Vous êtes bien capable de faire un effort,
De vous taire un instant, ce n’est pas la...
En rigolant ainsi, vous allez tous louper,
De mes explications ! Enfin, c’est important !
La science ça n’a pas besoin d’être marrant !
Vous êtes bien capable de faire un effort,
De vous taire un instant, ce n’est pas la...
FRANK-XAVIER CONCOMBRE,
s’exclamant :
La mort !
Le maitre absolu. Comme écrivait le poète.
Le maitre absolu. Comme écrivait le poète.
ANNE-MARIE
DEVOT :
C’est
beau ! Encore Hugo ? J’aime les devinettes !
Laissez-moi retrouver, d’où vous tirez ce vers !
Laissez-moi retrouver, d’où vous tirez ce vers !
ALAIN
BALLAISNE , dans sa barbe de
scientifique :
D’une pomme
pourrie ?
ANNE-MARIE
DEVOT :
De
Nerval ? Baudelaire ?
ALAIN
BALLAISNE , toujours mécontent :
D’une
enfant de quatre ans ?
ANNE-MARIE
DEVOT :
Serait-ce
Jean Cocteau ?
Ou alors, attendez, Verlaine ou bien Rimbaud ?
Ou alors, attendez, Verlaine ou bien Rimbaud ?
FRANK-XAVIER CONCOMBRE,
s’exclamant :
Allons,
Anne-Marie ; pensez au grand Friedrich,
L’incroyable poète et philosophe, Nietzche !
L’incroyable poète et philosophe, Nietzche !
(Anne-Marie Devot et le professeur Alain Ballaisne rient de
joie, très fort.)
ALAIN
BALLAISNE :
Bon, tous
les deux, vous commencez à m’emmerder
Avec vos citations et vos trucs d’attardés !
Avec vos citations et vos trucs d’attardés !
(Silence.)
FRANK-XAVIER CONCOMBRE
:
Deux
choses, d’après Albert Einstein, sont infinies ;
L’Univers, mon cher, et la bêtise aussi !
L’Univers, mon cher, et la bêtise aussi !
(Alain Ballaisne gifle Frank-XavierConcombre. Anne-Marie
Devot pousse un cri.)
ANNE
MARIE DEVOT.
Calmez-vous
tous les deux ! Cette fois plus de rire !
De Ballaisne, écoutons…
De Ballaisne, écoutons…
FRANK-XAVIER CONCOMBRE,
hilare :
De
Ballaisne, le Rire !!
ALAIN
BALLAISNE :
J’en ai marre de vous ! Espèce de gros… CON !
De con avec un nom de cucurbitacés !
De con avec un nom de cucurbitacés !
(Frank-Xavier
lui met un gros coup de poing dans la gueule, Alain tombe par terre.)
FRANK-XAVIER CONCOMBRE
:
Moi ce qui me rend con, bah c’est les cétacés !
(Frank-Xavier lui met un coup de pied dans les côtes.)
(Frank-Xavier lui met un coup de pied dans les côtes.)
Acte II.
Tout le monde est parti, Alain Ballaisne, échoué sur le sol se
frotte la mâchoire avec douleur.
ALAIN BALLAISNE :
Ca s’écrit pas pareil…
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