jeudi 25 juin 2015

"J'pète les plombs, putain j'pète les plombs
Putain j'pète les plombs, mais oui j'pète les plombs
J'ai tout perdu : ma femme, mon gosse, mon job
J'ai plus rien à perdre alors suce mon zob !"
Disiz la peste - J'pète les plombs

J'ai mal aux mains, mon cœur cogne dans ma poitrine, je frissonne, j'ai peur mais je me sens forte.
C'est un effort de faire la mise au point sur mon environnement proche. Un sifflement suraigu bien qu'inaudible tamponne dans mes oreilles. Autour de moi la pièce, dans un inhabituel désordre, me semble paisible et c'est pourtant un saccage méticuleux. J'ai pété un plomb. 
Contre la porte du cabinet, laquelle a la poignée a été arrachée, Catherine Aschenbrenner me regarde comme hallucinée.
Son MacBook Pro, objet 'design' au arrêtes fines est impeccablement planté dans le mur de placo-plâtre. La bibliothèque grise, bêtement aplatie sur le tapis. En dépasse quelques ouvrages dont les titres ne me sont pas inconnus, sans doute les ai-je aperçu lors de mes nombreuses séances. Il n'y a plus de fenêtre, quelques morceaux de verre subsistent mais la majorité d'entre eux doivent avoir accompagné le mobilier manquant. Au sol, je trouve la poignée de porte.
Lorsque je m'approche de ma thérapeute, une tâche sombre s'étend alors sur la moquette. Elle me regarde toujours sans bouger mais non sans un intense effroi dans le regard. En l'observant, je découvre le râteau manquant de son jardin zen, celui ci est fièrement planté dans son épaule.
Gentiment, je la repousse, elle ne fait pas de difficultés. Arrivée dans l’ascenseur, une pensée me vient, je ne peux m’empêcher de sourire. Elle va devoir consulter.

Pour le prochain, le mot c'est Raviolis.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire